Le contrôle technique connaît d’importantes réformes. Ces changements touchent en premier lieu les automobilistes qui possèdent des modèles de véhicule anciens. Voire des voitures de collection. Mais la loi sur la transition énergétique qui prendra bientôt effet aura aussi un impact considérable sur le contrôle technique automobile.

Contrôle technique : en quoi ça consiste

Il est obligatoire depuis 1992. Sa mise en place avait à l’époque suscité des mouvements de protestation importants. Ce qui n’a bien sûr pas empêché sa généralisation. Il doit être effectué avant la quatrième année du véhicule, puis tous les deux ans. Et ceci dans un centre de contrôle technique agréé. Ceux-ci se sont depuis multipliés sur le territoire.

Il portait sur 123 points de contrôle. En cas d’anomalie ils peuvent entraîner (ou pas selon le niveau de gravité) une contre-visite. Il sera alors nécessaire de réparer le véhicule. Et bien sûr de le présenter à nouveau dans un centre de contrôle.

S’il circule sans contrôle technique valide, l’automobiliste s’expose à une amende de quatrième classe : 135 euros. Ainsi que l’immobilisation du véhicule.

Depuis 2018 le nombre de point de contrôle est passé à 133 et la notion de défaillance critique est apparue. Dans ce cas aucun délai n’est accepté avant de procéder aux réparations. Dans le cas contraire, le véhicule est interdit de circulation. La contre visite qui était gratuite est maintenant payante.

Contrôle technique des véhicules diesels et véhicules anciens

Contrôle technique : moins d'accidentsPour des raisons environnementales, les véhicules fonctionnant au diesel sont minutieusement examinés. Ceci afin de déterminer leur niveau d’émissions polluantes pour certaines émissions de gaz. Cela concerne le monoxyde ou le dioxyde de carbone, les oxydes d’azote ou encore les particules fines. Afin de pouvoir mener cet examen en bonne et due forme, chaque centre de contrôle technique doivent s’équiper en conséquence. Cette mesure qui était en phase expérimentale a pris effet définitivement au premier juillet 2019.

Mais comme on a déjà pu le constater, les véhicules anciens sont déjà interdits de circulation dans les rues de la capitale française, disposition qui sera bientôt appliquée également dans les plus grandes villes de France. Bien sûr ce ne sont pas seulement les véhicules diesel qui sont soumis à un contrôle anti-pollution plus stricte car même les véhicules marchant à l’essence doivent de même passer un examen complémentaire consistant à vérifier leur niveau d’émission de particules fines et d’oxydes d’azote.

Pour une meilleure protection de l’environnement

Ces mesures anti-pollution contribuent de façon considérable à assainir l’air que l’on respire en mettant hors circulation les voitures les plus polluants. D’ailleurs, le contrôle technique permet déjà de limiter énormément les accidents de la route. Cette mesure écologique aidera à diminuer le nombre de voitures présentant un risque non seulement pour l’environnement mais aussi pour les autres automobilistes. En permettant de s’assurer qu’un véhicule fonctionne parfaitement, le contrôle technique a donc un rôle important sur le plan écologique. Car un véhicule régulièrement entretenu rejettera moins de polluants. Il n’aura donc moins d’effets néfastes sur l’air et l’atmosphère en plus d’assurer la sécurité de tous.

La question concernant le fait d’annualiser ou non le contrôle technique est aussi à l’étude. Cela dérange énormément les automobilistes à cause du coût supplémentaire que cela va entraîner alors qu’elle représente une véritable opportunité pour les centres de visite technique et pour les professionnels de l’automobile. Elle reste toutefois encore en suspend pour le moment. Seul le renforcement du contrôle technique dans le cadre du projet de loi sur la transition énergétique a effet rapidement pour l’instant.

 

Tags:

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *