Pêche en mer ou le long du rivage, promenade familiale dans les eaux turquoise du sud ou vers les îles sauvages de Bretagne, plongée sous-marine, ski nautique, croisière entre amis loin des plages surpeuplées, les plaisirs du nautisme sont infinis.

De la douce croisière à la pratique sportive, en Manche comme en Méditerranée, ce loisir tend à se démocratiser. Quelle embarcation choisir et donc quel permis de navigation doit-on détenir ?

Le plaisir de naviguer en mer ou sur lacs et rivières

Ce ne sont pas les 4 millions de Français qui pratiquent une activité de plaisance qui le démentiront. Il est vrai qu’avec 5 500 km de côtes, de la mer du Nord à la Méditerranée, la France offre une large palette de paysages et d’activités. Pour preuve, le dynamisme de l’industrie nautique française depuis près de 10 ans.

Un engouement qui profite d’abord aux petites embarcations à moteurs alors que celle des voiliers reste stable. Aujourd’hui, on dénombre plus de 100.000 unités dans l’Hexagone, dont 65 % de bateaux motorisés de moins de 6 mètres. Financièrement, ces unités sont désormais accessibles au plus grand nombre. Pratiquement, elles se conduisent aisément à la différence d’un voilier. En outre, leurs dimensions réduites facilitent leur transport : vous pouvez dès lors découvrir des rivages différents chaque année.

La plaisance à moteur est aussi moins sportive, idéale donc quand la condition physique s’émousse. Les plus de 60 ans représentent plus de 12 % des propriétaires. Enfin, de gros efforts sont faits aujourd’hui en matière de respect de l’environnement. Moins polluants, moins bruyants, les moteurs actuels répondent aux lois antipollution.
Autant d’arguments en faveur de ce loisir. Rappelons toutefois que la mer ne fait pas de cadeaux et qu’un bateau n’est pas de tout repos !

Du canot au yacht, l’offre est vaste. Alors avant d’acheter, posez-vous les bonnes questions.

Faut-il passer le permis plaisance ?

Piloter un bateau à moteur sans permis est envisageable mais les possibilités sont alors limitées : moteur de 6 chevaux maximum, navigation à moins de 2 milles (env. 3,7 km) d’un abri. C’est pourquoi 83 % des propriétaires d’unités motorisées de moins de 6 m passent un permis. Avant 2008 il en existait trois, accessibles aux candidats de 16 ans minimum.

Le capitaine à la barre de son voilierLa carte mer, mini-permis côtier, autorise la navigation de jour exclusivement, à moins de 5 milles des côtes et pour des moteurs de moins de 50 chevaux. Peu proposée car trop restrictive !

Le permis côtier (70 % des titres délivrés) autorise la navigation de jour et de nuit, sans limitation de taille et de puissance, jusqu’à 5 milles d’un abri (cette distance devrait être portée à 6 milles). Il est donc possible de rejoindre une île située à 10 milles de la côte. L’examen comporte une épreuve théorique écrite portant sur le balisage des côtes et des ports, les feux de nuit et les signaux sonores, le marquage et la reconnaissance des navires, les règles de sécurité et de priorité en mer. Puis une épreuve pratique sur l’eau qui comprend une manœuvre d’homme à la mer et un accostage. Comptez 8 h de cours théoriques, plus la pratique et de 250 à 400 € le permis (+ 38 € de timbre fiscal et frais de dossier).

Le permis hauturier, le plus complet, se différencie du précédent par son absence de limitation de distance. A vous la haute mer ! Pour l’obtenir, il faut avoir réussi les épreuves du permis côtier. Suit une « extension » écrite sur la navigation (calcul d’un point pour se situer sur une carte marine ou d’une route en fonction du vent et des courants, calcul des marées et des hauteurs d’eau). 10 % des titulaires du « côtier » passent cette épreuve. Comptez au moins 12 h de théorie, plus la pratique

Le permis plaisance depuis 2008

Depuis le premier janvier 2008 le permis bateau est devenu le permis plaisance. Il comporte deux options avec chacune deux extensions:

  • L’option eaux intérieures permet de conduire un bateau de plaisance inférieur à 20 mètres sur lacs, fleuves et rivières.
    • avec une extension grande plaisance qui permet de conduire un bateau de plaisance dépassant les 20 mètres
  • L’option côtière pour naviguer en mer à 6 milles (environ 11 km) maximum d’un abri .
    • avec l’extension hauturière qui permet de dépasser cette distance maximum.

Le permis plaisance option côtière permet de conduire des bateaux de plus de 20 mètres sur lacs et rivières. Le permis est normalement accordé à vie. Il peut cependant être retiré en cas de faute, exactement comme un permis de conduire une voiture.

Précisons que le permis n’est nécessaire que pour une embarcation à moteur de plus de 6 chevaux. Dans le cas d’un voilier le permis n’est pas obligatoire, sauf si la puissance du moteur rapportée au poids du bateau est supérieure à une formule assez complexe…

Il est donc possible en théorie de louer un voilier et de s’en aller tranquillement. Mais la plupart des loueurs vérifieront votre niveau d’expérience avant de vous laisser partir. Il va sans dire que les manœuvres sur un voilier nécessitent une certaine expérience. Un total néophyte ne parviendra sans doute même pas à établir les voiles !

 

 

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